Loup gris (le)

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(Page créée avec « '''Le loup gris''', collecté par Luzel auprès de Marguerite Philippe en 1869. ==Texte intégral== :''Kement-man oa d’ann amzer'' :''Ma ho devoa dennt ar ier.'' :Tout cec... »)
 
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Et il partit aussitôt, malgré les cris et les larmes de sa femme, et sans vouloir même l’embrasser. Elle voulut se lever pour le retenir ; mais, hélas ! les forces lui manquèrent.
 
Et il partit aussitôt, malgré les cris et les larmes de sa femme, et sans vouloir même l’embrasser. Elle voulut se lever pour le retenir ; mais, hélas ! les forces lui manquèrent.
  
Quand elle put quitter son lit, elle se fit fabriquer trois paires de chaussures d’acier, et se mit à la recherche de son mari, allant au hasard, à la grâce de Dieu. Elle avait beau marcher, la pauvre femme, et demander partout des nouvelles du prince, personne ne pouvait lui en donner. Elle ne se décourageait pourtant pas pour cela ; elle allait toujours, plus loin, plus loin encore, et déjà elle avait presque usé sa deuxième paire de chaussures d’acier, quand elle se trouva un jour au pied d’une montagne si haute, si haute, qu’il lui était impossible de la gravir. Au pied de la montagne, elle vit un étang et trois femmes lavant du linge, au bord de l’eau. Elle s’approcha. Une des laveuses tenait une chemise, qui avait trois taches de sang, qu’elle essayait d’effacer, mais inutilement<ref>Il y a évidemment une lacune dans le conte, au sujet de ces taches de sang, dont on peut voir l’explication dans [[Home-poulain (le)|le conte précédent]] et dans [[Femme du loup gris (la)|celui qui suit]].</ref>. Et elle se disait :<br/>
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Quand elle put quitter son lit, elle se fit fabriquer trois paires de chaussures d’acier, et se mit à la recherche de son mari, allant au hasard, à la grâce de Dieu. Elle avait beau marcher, la pauvre femme, et demander partout des nouvelles du prince, personne ne pouvait lui en donner. Elle ne se décourageait pourtant pas pour cela ; elle allait toujours, plus loin, plus loin encore, et déjà elle avait presque usé sa deuxième paire de chaussures d’acier, quand elle se trouva un jour au pied d’une montagne si haute, si haute, qu’il lui était impossible de la gravir. Au pied de la montagne, elle vit un étang et trois femmes lavant du linge, au bord de l’eau. Elle s’approcha. Une des laveuses tenait une chemise, qui avait trois taches de sang, qu’elle essayait d’effacer, mais inutilement<ref>Il y a évidemment une lacune dans le conte, au sujet de ces taches de sang, dont on peut voir l’explication dans [[Homme-poulain (le)|le conte précédent]] et dans [[Femme du loup gris (la)|celui qui suit]].</ref>. Et elle se disait :<br/>
 
— Je ne sais vraiment comment faire pour enlever ces taches ; j’ai beau les frotter avec du savon, les battre avec mon battoir, elles n’en paraissent que plus rouges !<br/>
 
— Je ne sais vraiment comment faire pour enlever ces taches ; j’ai beau les frotter avec du savon, les battre avec mon battoir, elles n’en paraissent que plus rouges !<br/>
 
La jeune femme, entendant cela, alla vers la lavandière et lui dit :<br/>
 
La jeune femme, entendant cela, alla vers la lavandière et lui dit :<br/>
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Et aussitôt ils se levèrent de table tous les deux et partirent, au milieu du silence et de l’étonnement général. Ils revinrent à leur ancien château, où ils retrouvèrent leur enfant, et vécurent heureux, je présume, car depuis, je n’ai pas entendu parler d’eux.
 
Et aussitôt ils se levèrent de table tous les deux et partirent, au milieu du silence et de l’étonnement général. Ils revinrent à leur ancien château, où ils retrouvèrent leur enfant, et vécurent heureux, je présume, car depuis, je n’ai pas entendu parler d’eux.
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==Notes==
 
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Version du 1 février 2012 à 10:25

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